Karangahake Gorge Historic Walkway

karangahake gorge historic walkway

Comment trouver des randos à la journée en Nouvelle Zélande ? Marre des applis, on va voir une librairie. On fouille et on trouve des guides avec des randos qu’on a déjà vu sur le net. Un des critères est Rotorua. Y a t’il un livre qui propose des randos à Rotorua car on n’arrive pas à en trouver ? On en trouve un, mais un beau grand livre, assez cher, avec 100 randos à la journée à travers la Nouvelle Zélande. Allez, soyons fous, on le prend ! On soutient l’industrie du livre Néo Zélandaise. Dans ce livre, on parle d’une autre rando pas très loin de là où on est : la Karangahake Gorge Historic Walkway. Allez on va tester !

Owharoa waterfall coromandel
Les chutes d’Owharoa

On arrive par Waikino, de l’autre côté de la zone de départ habituelle. La première partie, à part les chutes de Owharoa, n’a rien d’intéressant. C’est plat et c’est long, 7km à plat sur une route de gravier… Qui finit quand même par un tunnel d’environ 1km. Puis on arrive à Karangahake, on traverse un pont et on se retrouve de l’autre côté d’une rivière. Il y a du monde ce samedi, et même pas mal de gens avec des dossards, des petits shorts, casquettes et sacs ultra léger qui courent sur le chemin. Bien entendu, on est tombés sur le seul jour de l’année où la ville de Karangahake organise un grand trail ! Des trailers de tout le pays sont là, c’est le printemps, début de saison des activités outdoor en tout genre et nous on est au milieu des trailers.

trailers karangahake jungle

Ces hommes et femmes tout dégoulinant de sueur trottinent sur plusieurs kilomètres à travers la montagne en faisant plus ou moins la course, il y a même un trail marathon. Bon, bon, bon… On demande le chemin le moins emprunté, on nous envoie dans la montagne, dans la jungle, là où ça grimpe, très bien. On se fait doubler par des gens en dossard très polis et tout sourire qui nous parlent et nous on ne comprend rien à leur accent.

jungle walk

Un carrefour. Un jeune homme moustachu, casquette sur la tête, gilet avec poches multiples d’où pend un talkie walkie et une mini trousse de premiers secours, nous accueille grand sourire et accent du diable. Non, on ne fait pas la course, on se balade mais oui, quand même, c’est assez encombrés les chemins ici. Oui ils sont polis, ils disent tous bonjour mais bon, pour un petit trip tranquille en amoureux, on a vu mieux. Ha oui, un bonbon bizarre qui ressemble à un croco haribo on veut bien. Il nous souhaite bonne route et reste fidèle à son poste de direction de carrefour, point relais premier secours, encourageant les participants tout en leur donnant la route à suivre, debout à côté de son hamac, la musique à fond sur son enceinte portative.

pont Karangahake

Plus tard on arrive à bifurquer vers un chemin où les trailers ne passent pas. On traverse des tunnels, frontales sur la tête, se prenant les gouttes qui tombent une à une sur le sol en résonnant. L’ambiance est humide, on se prend pour des aventuriers mais ça ne dure pas bien longtemps. Cette partie là, c’est la Windows Walk et Crown Track. Traduction ; La Marche des Fenêtres et la Piste de la Couronne. Un instant pour se rappeler que la Nouvelle Zélande est un royaume du Commonwealth.

tunnel windows walk
Tunnel dans la Windows Walk

Le sentier suit une ancienne mine d’or. De cette région aurifère de la Nouvelle Zélande provenait la majeure partie de l’or exploitée dans le pays. Les mines de Karangahake auront été exploitées des années 1880 à 1950. On retrouve de temps à autre un panneau avec des photos pour nous montrer qu’on marche là où le train passait avant, il y a de ça soixante dix ans. On suit les rails du train, jusque dans les galeries. Un petit moment Indiana Jones et le temple maudit. Décidément, j’ai bien fait d’amener mon chapeau !

karangahake train mine
Galerie du train de l’ancienne mine d’or

Cette belle rando de Karangahake Gorge finie, on commençait juste à se remettre en forme physiquement. Rappelez vous notre arrivée. Avec des exercices quotidiens et un régime alimentaire drastique, on a senti que ça allait mieux. Mais il fallait nous attaquer à une autre donnée du voyage, notre santé financière. Pour ça, il fallait trouver du boulot. Comme dirait quelqu’un que je connais ; Au boulot les feignasses !

wagon mine d'or karangahake
Pas d’or dans les wagons, au boulot !

Première rando : Pinnacles Walk

rando pinnacles walk

Allez on s’y remet ! On prend des sacs légers, on y met le casse croute et de l’eau et on commence par une petite rando sympa, chaussures aux pieds, chapeau sur la tête, gourde à la ceinture. Mais laquelle ? Comment trouver les randos sympas en Nouvelle Zélande ? Un pote de Laura lui dit que la rando de Pinnacles Walk, au-dessus de Thames est sympa à faire. On jette un coup d’œil ; 7 km aller, donnée en 4h pour atteindre le sommet, plus le retour par la même route. Il n’y a aucune info sur le dénivelé en fait, le sommet est à 759 mètres d’altitude et on part d’environ le niveau de la mer. Les Néo Zélandais préfèrent compter les kilomètres parcourus, différence locale notable et intrigante, en France on ne jure que par le dénivelé. Mais bon, pour une remise en forme ça le fera !

entrance
A l’entrée de la rando on nous demande de nous nettoyer les chaussures afin de ne pas transporter de germes qui pourraient tuer les arbres locaux, les fameux « kauri »

La rando de la Pinnacles Walk, aussi connue sous le nom de Kauraeranga Kauri Trail, se déroule dans un premier temps en fond de vallée, dans la jungle avec ces fameuses fougères impressionnantes. On prend des ponts suspendus, comme Indiana jones ! Il n’y a pas grand monde, on s’amuse bien, on traverse de jolis courts d’eau et puis viennent les premières marches.

pont suspendu

Quelqu’un a dit un jour ; les marches, c’est bien quand y en a une, c’est quand y en a plusieurs que ça va pas. Le sentier est creusé dans la pierre, dans le sol, très facilement reconnaissable et bien fléché, mais rempli de marches. Des plus hautes, des moins hautes, des en pierre, des défoncés. Un panneau un peu effacé nous raconte que c’était un ancien chemin reliant deux villes pour l’exploitation des arbres « kauri » dans les années 1920. Ces mêmes arbres sont aujourd’hui menacés par une maladie qui les tue.

marches dans la jungle pinnacles walk

On arrive à la seconde partie de la rando, sur les crètes, où une végétation étrange genre bush ou bien alpage Néo Zélandais nous entoure. Dans les Pyrénées, au-dessus des arbres on trouve du gispet, en Nouvelle Zélande on trouve des broussailles. Arrivés au refuge des Pinnacles, il ne nous reste plus qu’à gravir le sommet final. Et là ? Encore des marches ! En montant chaque marche je pensais à cette scène de Kill Bill où elle doit monter et descendre les seaux d’eau au temple du vieux maître japonais.

Marches de la pinnacles walk
Les dernières marches vers le sommet

La vue en haut est assez bluffante, après avoir passé les échelles et d’autres marches. En redescendant on s’est calés dans un coin sans trop de vent pour manger nos sandwichs avocat-saumon fumé. Oui y a pas mal de saumon en Nouvelle Zélande ! Au final, on aura mis 6h aller-retour pour faire cette belle rando des Pinnacles Walk avec des pauses pour les photos, pour le refuge.

échelles randonnée vers le sommet des pinnacles
Summit pinnacles walk
Le sommet !
vue sur le pinnacle range
Vue depuis le sommet sur le Pinnacles Range

Du coup, forts de notre initiative, on s’est renseignés sur les randos à faire. Des great walks existent en Nouvelle Zélande, des randos de plusieurs jours avec des nuits dans des refuges mais faut réserver à l’avance et payer parfois 200$ la nuit ! Il se trouve que la plupart des great walks, après avoir regardé sur le net, sont complètes jusqu’en mars voire avril. Hmmm… Il faut donc qu’on se rabatte sur des marches à la journée. Comment trouver des randos à la journée en Nouvelle Zélande ? C’est ce qu’on verra dans le prochain article ! See you soon…

Coromandel Number One of Nouvelle Zélande

whiritoa sunrise

Nouvelle Zélande : Coromandel Number One

L’arrivée en Nouvelle Zélande

On est arrivés à Auckland depuis Nice en un peu plus de vingt-quatre heures. Laura et moi, on n’était pas au top de notre forme après avoir passé sans problème les douanes et bio-hazard de Nouvelle Zélande. A peine sortis de là, Fabien et Justine nous ont réceptionnés. On était en contact depuis quelques jours pour acheter Garfield, leur van orange, et ils étaient venus nous chercher à l’aéroport, on n’aura pas eu le temps de chercher la statue de Gimli…

Garfield et sa nouvelle propriétaire

La tête en vrac et le décalage horaire dans les pattes, on s’est posés avec ce sympathique couple de nordistes dans un parking d’Auckland pour faire les papiers. Une feuille à remplir, un aller-retour à la poste néo-zélandaise et le tour était joué, un virement plus tard Garfield était à nous, on n’avait pas mis les pieds plus de six heures en Nouvelle Zélande qu’on partait d’Auckland direction n’importe où sauf ici.

coromandel peninsula
La péninsule de Coromandel

Direction Coromandel

On a passé notre première nuit dans un Free Camping Site. C’est un endroit désigné par des panneaux pour pouvoir y passer la nuit gratuitement. Il y en a pas mal en Nouvelle Zélande, dans tout le pays. Mais du coup, tous ceux qui ont un van ou un camping car se dirigent vers ces endroits. On s’est retrouvés à une quinzaine de véhicules alignés les uns à côté des autres. Dans nos premiers jours en Nouvelle Zélande on a décidé de partir pour la péninsule de Coromandel. Pourquoi ? Sais pas, mais ça valait le détour.

new chum beach coromandel
New Chums Beach, Coromandel

A Thames, une ancienne ville minière qui ressemblait beaucoup à un décor de western à la John Ford, on a fait tous nos papiers pour pouvoir vivre et bosser en Nouvelle Zélande. On est allés à la banque postale, la kiwibank, et on a ouvert notre premier compte commun très amusés. Puis on a fait toute la paperasse en une journée pour pouvoir travailler légalement. On était sur les rails, bien lancés.

thames city new zealand
Thames

Restait plus qu’à aller profiter un peu des beaux coins qu’offraient la péninsule de Coromandel.

cathedral cove
Cathedral Cove
secret beach of Whiritoa
secret beach of Whiritoa

A notre arrivée dans ce beau pays, on s’est trouvés un peu gras et empâtés. On venait de passer un mois à travers la France à dire au-revoir aux gens qu’on aime et on a bien mangé. Du coup, on s’est lancés dans un programme de remise en forme. On fait attention à ce qu’on mange. En Nouvelle Zélande on peut trouver des Honesty Box où un sachet d’avocats coûte trois dollars qu’on laisse dans une boite à côté de l’étalage en pleine rue. La première fois qu’on en a vu une, on n’avait pas de dollars sur nous, du coup on est retourné au van en chercher mais à notre retour ; plus d’avocats ! L’étalage avait disparu. O rage, ô désespoir ! Une femme est sortie de chez elle et nous a dit que c’était à elle les avocats, elle avait des arbres plus loin dans la péninsule et les vendait là. Nous on en voulait bien, elle nous a rajouté un sachet en plus avec des avocats pour le guacamole ainsi que des légumes non identifiés. On était tout content et en partant elle nous a crié de loin « Don’t forget ; Coromandel : Number One ! ». Pour compléter notre remise en forme, fallait maintenant s’attaquer à la rando en Nouvelle Zélande, dans le prochain article !

whiritoa
whiritoa